L’ascendance des Clostermann

Discours préliminaire


J’ai entamé cette recherche sur l’histoire familiale il y a quelques semaines, éprouvant le besoin d’aller au-delà des éléments déjà publiés, issus d’une tradition verbale complétée par des recherches anciennes et dont une grande part semblait plus emprunte de sentiments que de preuves généalogiques irréfutables.

La mise en ligne récente d’une quantité considérable de registres d’état civil, dans quasiment tous les pays, libère les généalogistes amateurs du côté fastidieux et très couteux que pouvaient avoir de telles recherches il y a trente ou quarante ans.

Les lecteurs d’Une vie pas comme les autres ou de d’Une sacrée guerre ont pu découvrir entre autres les origines personnelles de Pierre Clostermann tel qu’il en avait à la fois le souvenir et les comtes rendus d’historiens dont il s’était attaché les services il y a plusieurs décennies.

On y apprenait une descendance directe exclusivement alsacienne et lorraine et, notamment, qu’une branche annexe, éloignée et d’origine allemande, vit naître un certain John à Osnabrück en Allemagne vers 1660, peintre de portrait ayant connu une importante renommée à Londres et dont une exposition à la National Portrait Gallery en 1981 retraça le parcours sous le titre : ‘John Closterman, master of the english baroque’

Afin de comprendre les incertitudes qui furent les nôtres, il faut savoir que le père de Pierre Clostermann, Jacques Louis Félix, diplomate à Rio de Janeiro, était un enfant orphelin né de père inconnu. Sa mère, dont on ignorai le nom, avait épousé un alsacien avec lequel, pour on ne sait quelle raison, elle s’est retrouvé en fuite durant l’occupation allemande en 1894, enceinte. Le mari fut rattrapé puis emprisonné alors que sa femme réussit à rejoindre la France. Sur une évasion malheureuse, il fut rattrapé une seconde fois pour être tué par les allemands en pleine traversée de la forêt des Vosges.

Ce dernier n’ayant jamais pu venir à la mairie pour reconnaître sa paternité, toute trace de son nom a disparu. Une première découverte inédite dans cette recherche fut ainsi que notre nom Clostermann passe par la mère, ce que nous ignorions tous jusqu’à aujourd’hui.

En 1908 celle-ci décéda à son tour de maladie à la maison de santé des sœurs Augustines à Paris. Le garçon de 13 ans à peine se retrouva orphelin et fut confié à Pierre Darteyre qui se chargea de son éducation.

On peut imaginer comment son esprit fut habité par la pensée de ce père alsacien pourchassé puis assassiné, dont les allemands rapportèrent qu’il fut victime d’un infarctus en pleine poursuite !

Pierre Clostermann grandira dans cette maison où il lui était interdit d’apprendre et de parler allemand et dans laquelle les origines alsaciennes avaient une place aussi importante que celles de sa mère Madeleine Carlier, lorraine de Forbach.

Le point de départ de cette recherche était de découvrir le nom de ma trisaïeule, grand mère de Pierre Clostermann, information sans laquelle il était impossible de poursuivre une avancée sérieuse.

L’analyse des archives de l’état civil permit de lever rapidement cette inconnue et – comme vous le constaterez dans les documents présentés, d’écarter la prédominance de l’origine alsacienne pour en découvrir une autre, tout à fait inattendue, ainsi qu’une filiation avec le peintre John Closterman (Osnabrück 1660 – Londres 1711) et de son frère John Baptist (id 1656-id 1713), beaucoup plus directe qu’une branche parallèle dont on avait fait que suggérer l’éventualité.

C’est finalement une succession de découvertes inattendues pour notre famille et qui s’avèreront inédites pour les lecteurs des ouvrages sus-cités autant que pour les historiens d’art ou les amateurs de peinture anglaise.

Pierre-Alain Clostermann

Génération 2 : Jacques Clostermann

Né de père inconnu
28 novembre 1895

Naissance de Jacques Louis Félix CLOSTERMANN

Fils de Olympe Clostermann, 33 ans.

A la marge : Mariage avec Madeleine CARLIER le 18 septembre 1919 – décédé le 18 juillet 1983

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Génération 3 : une origine inattendue…

19 décembre 1908

Décès de Olympe, Joséphine, Félicité CLOSTERMANN au 29 rue de la Santé à Paris

Née le 21 juillet 1857 à la Nouvelle Orléans (Lousiane, Etats-Unis)

Fille de Jean Baptiste Henri CLOSTERMANN
et de Ophélia Marie Louise EVANS

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Générations 4, 5 et 6 : le Lot-et-Garonne (Astaffort)

Pour les détails complémentaires sur chaque génération vous pouvez consulter en bas de cette page les registres d’état civil ou vous rendre sur la généalogie de John Baptist Closterman.

Génération 4


Jean Baptiste Henri CLOSTERMANN 

Né à Astaffort (Lot-et-Garonne) le 15 juin 1824.

Marié à la Nouvelle Orléans (Lousiane) avec Ophélia Marie Louise EVANS

Décédé à Paris le 22 septembre 1896.


C’est avec l’installation de Jean Baptiste Henri aux Etats-Unis que le nom Clostermann commence à s’orthographier avec deux N.

Génération 5


Etienne CLOSTERMAN

Né à Astaffort (Lot-et-Garonne) le 28 juillet 1789.

Marié à Joséphine Marguerite LABORDE

Génération 6


Jean Henri CLOSTERMAN

Né à Londres le 13 avril 1754

Marié à Astaffort le 14 octobre 1777 avec Marie JOUANIN

Décédé à Astaffort le 24 septembre 1834.


Jean Henri CLOSTERMAN – marié et décédé à Astaffort était né à Londres où il apparaît dans les registres sous le nom Jonathan Henry CLOSTERMAN.

Générations 7 et 8 : Londres

Génération 7


Henry CLOSTERMAN

Né à Londres (Royaume-Uni) avant 1720.

Marié le 28 octobre 1739 à Martha CLARK

Décédé avant le 14 octobre 1777


Plusieurs registres ont étés perdus pour la période du XVIIIe siècle, une incertitude demeure donc pour l’instant sur la descendance exacte de John et Mary. Nous notons qu’aucune autre famille Closterman ne vivait en Angleterre à cette époque et que John Baptist n’a eu qu’un seul fils. 

Génération 8


John CLOSTERMAN

Né à Londres (Royaume-Uni) le 15 mai 1693, fils de John Baptist CLOSTERMAN, peintre de portraits.

Marié le 29 juillet 1708 à Mary LINTON, fille de John LINTON, peintre de portraits.

Décédé avant 1727.

Générations 9 : John Baptist CLOSTERMAN

Génération 9


John Baptist CLOSTERMAN

Né à Osnabrück (Allemagne, Basse-Saxe) en 1656, peintre de portraits et frère de John CLOSTERMAN, peintre de portraits.

Marié le 1er juillet 1693 à Margarett LOR.

Décédé à Londres en 1713.

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John Closterman (Osnabrück 1660 – Londres 1711)

Autoportrait, vers 1690

ÉTAT CIVIL