Le héros du Grand Cirque dans le ciel d’Algérie (Paris Match, 1956)

Par Henri Anneville, François Pagès et Tony Saulnier


CLOSTERMANN VOLONTAIRE

Clostermann, député, revêt une nouvelle fois la tunique des héros. Dix ans après les exploits du « Grand Cirque », il prend comme volontaire en Algérie le commandement d’une escadrille.

CLOSTERMANN

L’homme au trente-trois victoires aériennes a repris du service. Pierre Clostermann, trente-cinq ans, a été rappelé sous les drapeaux en sa qualité de commandant de réserve. Etant député de Paris, il aurait pu se faire dispenser d’une telle obligation. Mais il a refusé cette « désertion morale », disant que le premier devoir du citoyen français est de répondre à l’appel de la nation, quelles que soient ses opinions personnelles.


Fig. 1 : Pierre Clostermann, dont le roman vécu, « Le Grand Cirque », est un des best-sellers de la jeunesse française, a laissé sa femme Jacqueline et ses fils (5 ans, 18 mois et 2 mois) sous la protection de son chien Black.

Et le 23 juin, il réceptionnait l’avion « Broussard » qui lui était affecté, et avec lequel il a rejoint, à Telergma, près de Constantine, l’escadrille dont il a pris le commandement, laissant dans sa villa de Vaucresson une maisonnée inquiète.



Fig. 2 : Clostermann descend de son avion, un « Broussard », monomoteur de 450 CV. À bord, 2 caméras, une mitrailleuse.

Fig. 3 : À l’arrivée à Telergma, la photo-souvenir : Clostermann, entouré des officiers et sous-officiers de son escadrille.

Fig. 4 : Au mess, il a retrouvé la fraternité des hommes au combat. A sa G., Le colonel Duranton, commandant de la base.

Ses enfants l’ont suivi en photo dans sa chambre de Telergma

Fig. 5 : L’auteur du « Grand Cirque » a retrouvé la rigueur de la discipline militaire. Dans sa chambre règne un ordre monacal, tandis que sur la table, sourit l’image de ses enfants qui, en France, l’attendent.

Paris-Match n° 380 – 21 juillet 1956.


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